9 octobre 2010

Extraits de Malaisie (1930)

Henri Fauconnier, Malaisie (1930)

Quelques passages me paraissent décrire ce que je vois/ressens...


(Sur la pluie)


« Il pleut beaucoup en Malaisie, mais on n’y connaît pas de jours maussades. Le ciel exulte, on pleure à très chaudes larmes. Souvent, le soir, vers quatre heures, un voile noir bien tendu monte de l’horizon. Si tendu qu’en passant sur nos têtes il se déchire et s’effiloche. Alors on entend le vent venir, et la pluie traîne sur les plaines derrière lui comme un vent plus lourd qui gronde. Tout à coup les stores battent, le toit crépite, l’univers rayé disparaît. La maison, isolée dans une nappe d’eau mouvante, est comme un sous-marin qui remonterait vite à la surface. »

(Et sur le temps)


« Et pourtant, dans mon souvenir, ce séjour à Bukit Sampah ne m’apparaît pas comme une époque de mon existence. J’ai l’impression d’avoir, au bord de la jungle, habité l’éternité. En Malaisie, les saisons diffèrent à peine. On ne meurt pas un peu chaque année, comme en Europe à la fin de l’automne. On ne s’inquiète plus de la date, ni de l’heure. On perd l’habitude de découper sa vie en petites parcelles pour les recoudre au tic-tac d’une montre. Seul le contraste des jours et des nuits pourrait attester que la terre n’a pas cessé de tourner. […] Il me faut faire un effort pour situer mes souvenirs sur un damier. »

11 août 2010

Des gens d'ici

J'essaierai de compléter avec des photos de gens d'ici (et un peu d'ailleurs)
Here is Chinatown!



10 juillet 2010

Hola Kuala


Vue du quartier de Kampung Baru sur les Petronas Towers

















Ca y est, j'ai posé les pieds dans la capitale malaisienne, dans ses centres commerciaux, dans ses tours Petronas, dans son monorail, dans son Chinatown et Little India, et dans son Kampung Baru, le quartier malais, sans oublier Bukit Bintang, le quartier branché pour sortir...

Le quartier indien

Près de Masjid Jamek (la mosquée Jamek)

L'Institut du Monde Arabe???

"Menara Kuala Lumpur" ("La tour KL"), c'est la tour de télécommunications. Elle se trouve aux abords d'une réserve forestière au milieu de la ville. On peut y monter pour avoir un panorama de la ville.


Et puis j'ai posé mes valises dans mon "bungalow", une maison énorme à 4 chambres et à ventilos géants, avec le petit jardin, les pots de fleurs, et les singes et autres animaux bizarres qui sautent dans les poubelles. J'habite sur le campus, ce qui veut dire que j'habite en lieu sacré, et qu'Allah n'approuvera pas si j'héberge ou invite un gars (il faut qu'il soit mon mari, alors Alberto, débrouille-toi)! Et aux filles, vous êtes les bienvenues mais vous êtes prévenues: jupes sous le genou et manches quasi longues sont de rigueur.

25 juin 2010

Encore un saut à venir


Départ le 30 juin...
Direction Kuala Lumpur et son monorail!

10 juin 2010

De bonnes nouvelles habitudes

Voici une petite liste qui me fait dire qu'on a pris de nouvelles habitudes ici:

Je me suis habituée à la consommation de fourmis à la maison, dans mes boissons principalement. C’est souvent trop tard quand je m’en aperçois, elles sont très rapides ces bestioles, et elles vont se loger au fond des verres d’eau, allez savoir pourquoi.



Je ne suis presque plus surprise par les miracles de la nature (ou du climat ?) ici. Un jour, je mets à tremper des lentilles pour les cuisiner, le lendemain, ce sont de petites plantes indépendantes à plusieurs pattes.

J’utilise pour la première fois mon parapluie contre…le soleil, et tout paraît normal, personne ne louche en me voyant.

Ca ne me surprend plus de voir des femmes en pyjama traverser la rue et slalomer entre les motos avec des bols plein de soupe.

Ca ne me surprend plus de voir des serpents dans des bocaux, ou des images de chiens sur la devanture des restos. Mais je pense que ça me surprendrait d’y goûter.

On ne sursaute plus au bruit d’un klaxon

On ne se retourne presque plus en voyant 4 personnes dont deux petits debout sur une moto.

On tourne bien les mains pour dire non (comme dans la chanson « Ainsi font, font, font, les petites marionnettes), ça économise un torticolis.

Alberto crie « Mac Rwa » (trop cher !) dès qu’on lui annonce un prix…

1 juin 2010

Dans les montagnes du Nord :des rizières et des gens tout en couleurs

Une femme de l'ethnie des Hmongs noirs devant les beaux bambous
Une femme de l'ethnie des Dao Rouges, dans le village de Ta Phin


A 11h de Hanoi, Sa Pa (d'abord train de nuit, puis bus).
Autour de Sapa, de petits villages (Lao Chai, Ta Van, Ta Phin...) et une mosaïque d'ethnies (Hmongs, Dao, noirs ou rouges...) dont les activités sont notamment la riziculture et l'artisanat.